Mia Hansen-Love avait déjà surpris son monde avec le très touchant « Tout est pardonné », un premier long-métrage époustouflant de sensibilité et de maturité. Déjà, ce film montrait une cellule familiale brisée et une quête d’identité de la part de la jeune adulte. On assiste avec « le Père de mes enfants » à un homme dépassé par sa vie professionnelle et, n’y tenant plus, mettant fin à ses jours. Mais la famille est plus forte que tout: la veuve et ses jeunes filles tenteront de dépasser l’absence du pilier de la famille. Ce père de famille, qui ressemble au défunt producteur de cinéma Humbert Balsan, est interprété par Louis-Do de Lencquesaing, admirable acteur, entier et imposant. Sa famille – sa femme interprétée par Chiara Caselli, et ses superbes filles – jouent également un rôle-moteur dans ce film en hommage à tous les hommes et femmes passionnés qui s’investissent dans des projets iconoclastes et risqués. « Le Père de mes enfants » n’est donc pas tant un film sur le cinéma et le métier de producteur mais bien un admirable journal intime d’un père, d’une mère et de leurs enfants.

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