Tel père, tel fils: la difficulté d’aimer.

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Tel père, tel fils: la difficulté d’aimer.

Quand le cinéma japonais revisite la trame initiale de « La Vie est un long fleuve tranquille » , la comédie-culte d’Etienne Chatiliez, cela donne un film profond et fort. Le cinéaste de « Nobody Knows » , un beau film déjà dédié à l’enfance, ne s’est pas contenté d’une comédie, même si quelques scènes font sourire comme la confrontation des deux familles, de milieux sociaux différents et aux principes d’éducation forcément divergents.

Keita et Ryusei, les deux enfants de sept ans échangés à leur naissance, vont devoir apprendre à vivre et à aimer leurs véritables parents biologiques. le réalisateur Kore-Eda Hirokazu va petit à petit se concentrer sur la figure paternelle de l’un des deux enfants. Ryota Nonomiya (finement interprété par Masaharu Fukuyama) est un architecte ambitieux, dédié presque exclusivement à sa vie professionnelle. Perfectionniste, ce père autoritaire délaisse son épouse soumise (l’élégante Machiko Ono) et leur unique fils Keita. Lorsque le nouvelle tombe, c’est un bouleversement pour celui qui croit davantage aux « liens du sang » plutôt qu’aux sept années passées avec son fils. « Je comprends donc » , sa petite phrase lors de l’annonce d’une paternité remise en question, en dit beaucoup sur cet homme à l’enfance blessée.

Avec ce beau portrait assez froid de deux familles blessées, Kore-Eda Hirokazu, dans une élégante mise en scène, confronte les mentalités et les clivages sociaux dans une société encore marquée par un certain conservatisme. Les deux familles sont finement interprétées par les acteurs dont Lily Franky (le père fantasque de Ryuse) et la jolie Yoko Maki dans le rôle de son épouse « toujours en retard ».

2014-01-03T11:52:53+00:00 3 janvier 2014|

Un commentaire

  1. […] « Nobody know » , « Still walking » et « Tel père, tel fils » , le cinéaste japonais explore une nouvelle fois, avec beaucoup de finesse et […]

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