Le film français tant remarqué à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2010 est la première œuvre d’une cinéaste prometteuse, Katell Quillévéré. Rarement dans le cinéma français, la foi chrétienne est abordée, surtout aux yeux de l’adolescence. A 14 ans, Anna doute de sa foi à l’heure où son désir s’éveille, où l’enfant devient une jeune fille. Lorsque la cellule familiale se désagrège (sa mère est jouée impeccablement par Lio), Anna va suivre son chemin et sortir du carcan qu’on veut lui imposer. Justement récompensé par le prix Jean-Vigo, « Un poison violent » est une belle œuvre d’une réalisatrice qui revendique son goût pour la sobriété d’un Bresson ou d’un Pialat et c’est tant mieux pour nous. Même si parfois le film paraît parfois prétentieux. Les scènes de famille ne sont pas toujours très réussies, c’est clairement la belle présence de Clara Augarde, dans le rôle d’Anna, qui illumine tout le film. La découverte du désir par Anna et son compagnon resteront parmi les plus belles images de l’adolescence au cinéma.

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