Affreux sales et méchants

« La famille, c’est comme la merde : plus c’est proche et plus ça pue »: le ton est donné dès le début du film par le génial Nino Manfredi, patriarche radin, aigri et acariâtre d’une famille nombreuse dans un bidonville romain. La crasse n’est pas seulement installée dans l’environnement de cette famille populaire, elle est présente dans l’esprit de chacun des membres de la famille. Seuls les enfants, innocents et non corrompus, sont épargnés par les bassesses du monde adulte. Cependant, le film est un peu long à s’installer et manque de rythme; il prend tout son intérêt lorsque l’idée de vengeance naît chez les uns et les autres. Humour noir, trouvailles (les enfants parqués), scènes mythiques (le banquet familial)… « Affreux, Sales et Méchants » est un peu le pendant de « La Grande Bouffe » de Marco Ferreri: immondice, morbidité, rire gras et jaune…

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