Louise-Michel

Grolandais pur et dur, c’est à dire jubilatoire mais parfois inégal, le film de Gustave Kervern et Benoît Delépine, part d’un postulat qui tombe à point en ces temps de crise financière: des ouvrières du nord de la France décident de rechercher (et éliminer) le patron-voyou coupable d’avoir subtilisé leur outil de travail et d’avoir fermé leur usine. La meneuse (excellente Yolande Moreau, déjà éblouissante dans Séraphine) va s’adjoindre les services d’un piteux tueur à gages (Bouli Lanners). « Louise-Michel » est un film décalé, méchant (des scènes où l’humour noir est poussé très loin) mais pas bête pour un sou. Et ses interprètes (souvent grolandais) sont irrésistibles (le génial Francis Kuntz, le Président Salengro, Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel, etc.). Le ton décalé, les scènes absurdes et hilarantes (Yolande Moreau regardant à la télévision un film d’animation pour enfants, le patron de Nin-Nin International, etc.) en font un film-ovni décapant.

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