Il faut en premier lieu saluer l’initiative de distributeurs et d’exploitants de programmer sur grand écran ce film d’Akira Kurosawa. Il est d’une grande beauté et d’une très grande force narrative.

L’histoire d’un meurtre de quatre points de vues différents désarçonne le spectateur et l’interroge sur la vérité. Quelle mise en scène maîtrisée!

Jamais la forêt n’a été aussi belle au cinéma, à la fois mystérieuse, sensuelle et assassine. Les mouvements magistralement chorégraphiés dans cette védétation contrastent avec la simplicité des plans fixes de tribunal. Le tout est hypnotisé la musique qui nous rappelle le Boléro de Ravel. Enfin, les personnages, aussi ambigus les uns que les autres, sont brillamment interprétés.