Avant-première: « L’Oiseau », la sensible envolée d’Yves Caumon

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Avant-première: « L’Oiseau », la sensible envolée d’Yves Caumon

Par un froid matin hivernal, le troisième film d’Yves Caumon semble avoir réchauffé le cœur des quelques privilégiés invités à assister à son avant-première parisienne. « L’Oiseau », qui sort le 25 janvier sur les écrans, succède ainsi à « Amour d’enfance » (2001), son beau premier film avec Mathieu Amalric et à « Cache-cache » (2005).

Disons-le d’emblée, « L’Oiseau » est un film plutôt difficile par son sujet (une femme, jouée par Sandrine Kiberlain, vient de subir une expérience douloureuse et sombre dans la solitude) et par la lenteur du récit. Ce qui n’empêche pas le film d’être gracieux, sensible et baigné de touches lumineuses. Autour du personnage d’Anne joué par Sandrine Kiberlain, trois hommes tentent de comprendre et de se rapprocher de cette femme anesthésiée, sans désirs ni sensations: Raphaël (Clément Sibony), Claude (l’excellent Serge Riaboukine) et Marc son ex-mari (l’impeccable Bruno Todeschini).

Organisée par la Fondation Groupama-Gan pour le Cinéma qui a eu « un véritable coup de cœur pour L’Oiseau« , l’avant-première s’est déroulée au cinéma Max Linder Panorama, salle de plus de 600 fauteuils sur les grands boulevards parisiens. Avant la projection, un sympathique petit-déjeuner était proposé aux cinéphiles matinaux (le film commençant à 10h).

Le réalisateur Yves Caumon est arrivé avant le film, en compagnie d’un de ses trois interprètes masculins, Clément Sibony et de Bertrand Gore et Nathalie Mesuret, ses producteurs de Blue Monday Productions.

90 minutes plus tard, les lumières se rallument après les applaudissements du public. Le critique de cinéma et co-fondateur de Studio Magazine, Jean-Pierre Lavoignat prend alors la parole et commence à questionner le réalisateur sur la genèse du projet.

Yves Caumon avait en tête cette idée de « maternité refoulée » depuis longtemps et avait écrit un scénario avec peu de dialogues, mais une idée précise de son déroulement. Vint le choix de son interprète féminine. Sandrine Kiberlain n’était pas à priori une évidence pour le réalisateur qui a été surpris que l’actrice adhère tout de suite au projet. Le choix de ses partenaires masculins s’est déroulé de façon naturelle, le réalisateur souhaitant des comédiens qu’il apprécie à la fois par leur travail et leur humanité. Pour la musique, le cinéaste à fait appel au compositeur Thierry Machuel avec lequel il avait travaillé sur ses deux premiers longs-métrages. Le tournage du film s’est déroulé à Bordeaux et dans ses environs.

Depuis la direction d’acteurs, en passant par la gestion des scènes avec l’oiseau (3 doublures de volatiles ont été nécessaires!) au travail du montage, c’est une petite incursion dans la tête et l’univers de ce cinéaste attachant que les spectateurs ont eut droit.

> Voir aussi la critique du film « L’Oiseau ».


Ci-dessus: l’affiche de « L’Oiseau », réalisée par Benjamin Baltimore, orne le hall du cinéma Max Linder.


Ci-dessus: le petit-déjeuner proposé pour les spectateurs.


Ci-dessus: Yves Caumon (au centre) et Clément Sibony (à droite) répondent aux questions des spectateurs et du journaliste Jean-Pierre Lavoignat (à gauche).


Ci-dessus: Clément Sibony (à droite) s’exprime à son tour sur son expérience du tournage du film d’Yves Caumon.

2012-01-22T23:12:49+00:00 15 janvier 2012|

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