« Je reviens » lance Bettie aux employés du petit restaurant qu’elle tient à Concarneau avec sa vieille mère. A la recherche d’un bureau de tabac, Bettie poursuit finalement sa route à bord de sa Mercedes break. Partie de Bretagne, Bettie parcourt les petites routes du pays jusqu’au lac d’Annecy et la belle région de l’Ain…

Le film d’Emmanuelle Bercot, cinéaste et scénariste habituée aux sujets graves, a été écrit pour Catherine Deneuve qui porte le film sur ses épaules, entre rires et émotions. Autour d’elle, sa mère possessive (Claude Gensac), sa fille paumée (la chanteuse Camille) et son petit-fils composent la palette de personnages rejoints par Alain, l’autre grand-père (interprété par le peintre Gérard Garouste).

« Elle s’en va » commence comme un joli film, entre improvisations et ballades sur les petites routes du pays, comme Raymond Depardon l’avait fait avec son « Journal de France ». Le lac d’Annecy à Menthon-Saint-Bernard et le beau pays de l’Ain à Izieux (la maison familiale d’Alain dans le Bas-Bugey) sont lumineux.

Le film se perd tout de même en chemin dans ce road-movie aux airs de déjà vu (deux personnalités de générations opposées vont cohabiter), mais retrouve la voie de l’émotion sur la fin de sa deuxième partie. Pure comédie dramatique, de bons moments ponctuent « Elle s’en va », un film rafraîchissant et optimiste dans lequel Catherine Deneuve est magnifique.