Retour au film d’animation pour la nouvelle réalisation de Tim Burton et retour aux sources de son univers morbide et décalé. « Frankenweenie », entièrement tourné « à l’ancienne » en 24 images par secondes, est un conte-hommage aux films d’épouvante, aux séries Z bricolées qui mettaient en scène des histoires rocambolesques et catastrophiques.

Victor Frankenstein est un élève solitaire qui, grâce à la mise en application de ses cours de sciences prodigués par M. Rzykrusk, son inquiétant professeur , réussit à rendre la vie à son fidèle compagnon le chien Sparky. Mais son secret est bien vite éventé par ses camarades, s’improvisant à leur tour apprentis sorciers.

Tim Burton a choisit de tourner en animation et en noir et blanc cette version longue de son court-métrage éponyme de 1984, réalisé lui avec de vrais acteurs. Et le grain du noir et blanc, l’ambiance qu’il dégage et la musique du fidèle Danny Elfman participent à rendre ce conte d’épouvante d’une très grande beauté.

Ces marionnettes turbulentes qui vont semer la panique dans une calme et proprette bourgade d’Amérique sont dignes d’une foire aux monstres délirantes. Tim Burton rend d’ailleurs hommage à son panthéon cinématographique: bien sûr la série des  « Dracula » interprété par Christopher Lee, les classiques de l’horreur comme « Freaks » de Tod Browning (1932) et « Godzilla » de Ishirō Honda (1954) et même « Gremlins » de Joe Dante (1984). Les clins d’œil à ses propres films comme « Beetlejuice » (1988) « Edward aux mains d’argent » (1990) et bien sûr « Les Noces funèbres » (2004) parsèment ce film d’une drôlerie et d’une géniale inventivité. « Frankenweenie » est un condensé du meilleur de ce cinéaste devenu un véritable mythe vivant.

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