Lente, sobre et froide, cette « Tourneuse de Pages » mérite le détour. D’abord celui de voir un film sur les coulisses des musiciens où intrigues, compétitions et tensions sont présents. Catherine Frot surprend par un jeu en retenu, la jolie Déborah François à la douceur angevine et glaciale laisse une belle empreinte chabrolienne et hitchcockienne. La réalisation est linéaire et manque parfois de force. Quelques scènes inutiles et maladroites (l’audition devant l’Américain, le manager trop caricatural, l’évanouissement de Catherine Frot à la fin) ponctuent le récit. La psychologie des personnages est en revanche finement abordée: on oscille avec ambiguité entre affection, soutien et désirs inavoués.

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