Hollywood, 1927. Grandeur et décadence d’une star du cinéma muet, Georges Valentin. L’arrivée du parlant permet à une jeune starlette, Peppy Miller, d’accéder aux étoiles…

Le film tant attendu du Festival de Cannes 2011 arrive enfin sur les écrans, avec dans ses bagages, le Prix d’Interprétation Masculine décerné à Jean Dujardin (son salut au Président du jury Robert De Niro fera date). Le pari du film, qui se situe à la fin des années 1920 à Los Angeles, est son absence de son (« The Artist » est entièrement muet) et son beau noir et blanc (avec la netteté du numérique). L’unique son vient de la musique, composée par Ludovic Bource qui rend hommage aux grandes compositions musicales du cinéma.

Le réalisateur des séries OSS 117, Michel Hazanavicius, a su introduire dans la tragédie de cette homme, mélange de Rudolph Valentino et de Douglas Fairbanks, un humour certain, grâce au talent de Jean Dujardin qui restitue le jeu outrancier de ces acteurs du muet. Décidément, après « Le Bruit des glaçons » et « Un Balcon sur la mer« , l’acteur s’épanouit et se bonifie de films en films. Bérénice Béjo, pétillante Peppy Miller, figurante devenue star du parlant, fait face à George Valentino. « The Artist » permet à ces Frenchies de donner la réplique, certes muette mais comprise de tous!, à de grandes pointures du cinéma américain comme l’immense John Goodman, James Cromwell, Penelope Ann Miller ou Malcolm MacDowell.

« The Artist » remplit ses promesses, tient bien la route, s’essouffle un peu en cours route pour se clôturer sur un final léger et dansant.

Voir les autres critiques de films