Fermeture du Saint-Lazare Pasquier à Paris.

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Fermeture du Saint-Lazare Pasquier à Paris.

Cinéma Saint-Lazare Pasquier - www.salles-cinema.com

C’est une nouvelle que les cinéphiles habitués à ce cinéma du quartier de la Gare Saint-Lazare redoutaient: le cinéma de la rue Pasquier a fermé ses rideaux le mardi 26 janvier 2016. Il est vrai que ces derniers temps, malgré l’extrême gentillesse de l’équipe et une programmation recherchée, les trois salles du Saint-Lazare Pasquier méritaient une réfection complète.

Comment est-on arrivé là malgré l’attachement du public au cinéma Saint-Lazare Pasquier? Le cinéma, ouvert en 1938 sous l’enseigne Saint-Lazare Actualités, a été racheté en 1998 par le fondateur de la société de distribution Films Sans Frontières (FSF), Galeshka Moravioff. Ce dernier est également à la tête du réseau indépendant Ciné-Métro-Art qui possède les cinémas Le César et Les Variétés à Marseille ainsi que La Bastille à Paris). Cette société s’est peu à peu délesté ces dernières années de ses cinémas à Rouen (Le Melville) et à Lyon (Le CNP Bellecour et le CNP Terreaux). Il semble que pour le Saint-Lazare Pasquier des impayés dus au propriétaire des murs ont mené à l’expulsion de l’exploitant Ciné-Métro-Art. Cela rappelle la récente histoire du cinéma La Pagode où l’exploitant David Henochsberg (Etoile Cinémas) avait été expulsé du cinéma classé à l’inventaire des Monuments Historiques.

Les cinéphiles parisiens sont évidemment malheureux de ce triste sort qui aurait pu être évité par une reprise d’un exploitant indépendant et un soutien actif des pouvoirs publics. Il faut saluer et encourager l’équipe du cinéma Saint-Lazare Pasquier qui a toujours maintenu un cinéma dans les meilleures conditions, pour l’amour du public et du 7ème Art.

> Voir l’article sur l’histoire du Saint-Lazare Pasquier.

2016-07-09T21:00:09+00:00 27 janvier 2016|

4 Commentaires

  1. […] ressemble à une mauvaise plaisanterie: quelques mois après la fermeture du cinéma Saint-Lazare Pasquier (Paris 8ème), c’est au tour du cinéma La Bastille de ne pas rouvrir le rideau. Les deux […]

  2. Michel Portier 23 février 2016 à 17 h 59 min

    Le hasard a voulu que je vois deux films importants pour l’acteur Richard Harris dans la salle 3 qui était la plus petite des salles. L’écran en scope avait toutefois une assez bonne présence pour y visionner ces deux films que furent « Un homme nommé Cheval » et « Cromwell ».

    La salle du sous-sol avait des projecteurs DP 70 mm. À l’arrivée du Dolby stéréo, un film tel que « Camille Claudel » avait un son bien propagé dans cette même salle du sous-sol. La salle du rez-de-chaussée était la plus grande. L’orchestre était légèrement en pente, contraire à l’écran (mais ça ne gênait pas). Mon plus lointain souvenir est certainement la projection (dans la longue seconde exclusivité) du film de Sergio Leone « Le Bon, la brute et le truand ». Film à l’époque qui était interdit aux moins de 18 ans…

    L’ancien propriétaire (avant Galeshka Moravioff) avait également (mais ça remonte déjà à loin) les « Trois Nation » (devenu depuis un complexe de quatre salles, le « MK2 Nation ») et d’un beau cinéma transformé en complexe qui est l’actuel « MK2 Gambetta ».

    Le Saint-Lazare-Pasquier a été le premier cinéma a être transformé en complexe (bien avant la mode destructive de nombreux grands cinémas). Pendant de nombreuse années, existaient ainsi à Paris trois petits complexes : les « Saint-Lazare Pasquier », les « Trois Luxembourg » et les « Royal Haussman ».

    Je crois comprendre que les trois salles du Saint-Lazare Pasquier étaient restées dans leur jus. Donc, elles devaient commencer à dater par rapport à l’époque où elles furent crées.

    « Des bruits ont courus dans les années 2005 / 2007 qu’il y avait un couperet sur les « Trois Luxembourg ». Finalement, il est tombé sur les salles de la rue Pasquier.

  3. Bill 5 février 2016 à 16 h 53 min

    A priori le propriétaire ne veut plus de cinéma. Une grande marque c’est mieux.

  4. PHL 27 janvier 2016 à 14 h 59 min

    C’est bien triste. Vous faites référence à la Pagode. Cependant celle ci va se faire racheter. Est ce le cas pour le Pasquier ou le cinéma va t il disparaître?

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